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La vie du Refuge de l'Arche de Noé, association alsacienne de protection des animaux de rente. http://www.refugenoe.fr/

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Un monde sans pitié...

Un article signé Jean-Louis Schmitt, secrétaire de l'Arche. Paru dans «Univers Harmonie et Santé».

Qui n’a jamais entraperçu un de ces énormes hangars où, prétendument, on pratique l’élevage ? Assurément, on connaît tous ces authentiques «verrues » qui parsèment nos campagnes... Quant à savoir ce qui se passe derrière les murs des bâtiments en question, c’est une toute autre histoire ! Immersion dans l’univers véritablement surnaturel d’un élevage industriel de porcs»...

Dans bien des cas, outre les relents de lisier particulièrement saisissants qui règnent alentour selon les conditions
météorologiques, on a peine à croire que certaines exploitations élèvent des animaux ! En effet, il faut bien le reconnaître, si les riverains savent -notamment de par ces effluves odorantes justement- que leur voisin élève des porcs, les bêtes, elles, demeurent toujours mystérieusement invisibles... De fait, tout semble avoir été conçu pour dissimuler la réalité des yeux chastes et innocents des consommateurs ! Mais, que cachent précisément toutes ces mesures protectionnistes aux allures de «Secret Défense» ? Craindrait-on quelque «espionnage industriel» pour dissimuler ainsi une pratique pourtant largement répandue ?

D’emblée, une certitude : on n’aime pas beaucoup les visiteurs et encore moins les curieux qui ne sont, de toute évidence, pas franchement les bienvenus : «sécurité sanitaire oblige» disent les responsables ! Rares donc sont les privilégiés
à avoir pu pénétrer dans l’une ou l’autre unité de production porcine ! Cependant, les divers rapports disponibles sont éloquents et révèlent un monde où l’animal n’existe véritablement plus en tant que tel mais est, soit voué (pour les truies) à «produire» un maximum de porcelets, soit pour les «charcutier », à engraisser toujours plus et, naturellement, toujours plus vite !

 

Les bâtiments - soigneusement aseptisés - sont compartimentés et séparent méticuleusement les divers passages obligés du cochon : de la naissance à l’antichambre de l’abattoir en quelque sorte ! Du reste, les animaux ne sortiront de ces édifices qu’une seule fois : lors du chargement dans les camions qui les conduiront à leur funeste destination... Mais, n’allons pas trop vite ! Petit tour, pour commencer à la « maternité » : ce sont des salles où sont regroupées les truies gestantes ou prêtent à mettre bas ! Les bêtes sont généralement en stalles individuelles aux dimensions à peine supérieures à la taille de l’animal et interdisant par conséquent tout mouvement. Dans de telles conditions, les truies (animaux sociaux et curieux de nature) finissent par développer des troubles psychologiques irréversibles qui se traduisent par des comportements aberrants tels celui de mordre des jours durant la barre métallique délimitant leur cage...

Les accidents ne sont évidemment pas rares et certains animaux qui tentent malgré tout de s’échapper de leurs stalles se retrouvent avec des pattes fracturées, des abcès, des ulcères et autres lacérations dues à l’étroitesse de l’espace dont ils disposent ! Certaines truies sont laissées dans cet état - sans aucun soin - jusqu’à la délivrance (mise bas). Il n’est pas exceptionnel - selon d’anciens porchers
- que des animaux plus sévèrement atteints soient «aidés» (afin de mettre bas prématurément) et ainsi de sauver les porcelets : il s’agit d’une simple piqûre faite par un employé puis d’une fouille minutieuse
de la malheureuse...

 

Une fois les porcelets nés, si l’on juge que l’état de la truie est trop sévère, on abrège ses souffrances (euthanasie) et les nouveau-nés sont rapidement répartis avec d’autres mères : dans ce type de « production », une truie n’a en définitive que peu de valeur ! Ce qui importe, ce sont les petits. Aussi, les bêtes destinées à la reproduction sont-elles inséminées dès l’âge de 6 ou 8 mois. Elles mettront bas (10 à 12 porcelets en moyenne) 114 jours plus tard. Cinq jours après cette mise bas, l’animal sera à  nouveau ré-inséminé, quant aux porcelets, rendement oblige, ils seront retirés à la mère et sevrés au bout de  seulement 2 à 3 semaines, voire moins dans certains cas... Si les conditions de vie des truies ne sont guère enviables, celles des cochons destinés à l’engraissement ne sont pas meilleures : certes leur existence - et donc leur calvaire - est de courte durée (6 mois maximum) mais, avant d’en arriver là, les queues auront été sectionnées sans autre forme de procès, les dents coupées ou meulées, les mâles auront été castrés (à vif, sans anesthésie bien sûr !) et, jamais ces animaux n’auront la possibilité d’évoluer ailleurs que sur des sols en caillebotis, directement au-dessus des fosses à lisiers ! Et ils sont environ 25 millions à connaître un sort semblable annuellement, au nom d’une rentabilité assujettie en permanence à la redoutable loi d’un marché fou !

 

Pauvres cochons ! Que ne vous impose-t-on comme conditions ineptes ? Lorsque l’on sait l’importance du comportement exploratoire de cet animal qui, lorsqu’il en a la possibilité, passe son temps à explorer, à fouiller, à mastiquer... Quand on sait par ailleurs que d’autres méthodes - plus respectueuses de l’animal, de l’environnement et in fine du consommateur - sont parfaitement possible, on ne peut être que révolté par tant de cupidité.

 

Quelques (trop) rares élevages ont relevé le pari en optant pour des systèmes alternatifs offrant à leurs bêtes soit un accès libre et total au plein air, soit en les élevant «sur paille» ! On peut y observer des bêtes à l’apparence heureuse et équilibrée, mais également, et cela se lit sur le visage des éleveurs eux-mêmes, une chose tellement importante : la fierté d’effectuer un travail en harmonie avec ses idées et son environnement... Cela n’a l’air de rien et pourtant, n’est-ce pas essentiel ?


L’expression relative à un certain «bien-être animal» prend là tout son sens et nous laisse réellement dubitatif quant au système concentrationnaire qui, en dépit des crises successives et de l’impitoyable concurrence que se livre les producteurs eux-mêmes, n’en poursuit pas moins sa polluante et insolente épopée ! A qui la faute ?

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E
Mon dieu que c'est triste, j'ai vu un reportage sur l'élevage industriel porcin, et c'est vraiment cruel, les petits têtent leur maman à travers des grilles, ont les dents arrachées, et la queue coupé à vif...<br /> <br /> C'est horrible...
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