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La vie du Refuge de l'Arche de Noé, association alsacienne de protection des animaux de rente. http://www.refugenoe.fr/

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La cruauté des hommes

Tués à l’abattoir


Pendant 15 ans, délégué d’une association de protection animale, il a pu entrer dans des abattoirs pour vérifier l’application des lois. Jean-Luc Daub, 43 ans, a réuni ses rapports dans un livre qui lève le voile sur le malheur de milliards d’animaux.


Comment un inconnu dont le métier n'est pas d'écrire arrive-t-il à être édité par une des premières maisons d'édition françaises ? Et être préfacé par la philosophe Élisabeth de Fontenay, auteure du livre de référence (« Le silence des bêtes ») qui met en regard les animaux et nos traditions philosophiques et religieuses ? Jean-Luc Daub, qui vit et travaille dans le secteur médico-social prés de Sainte-Marie-aux-Mines, répond en souriant : « Plusieurs éditeurs étaient intéressés... Mais les uns ont dit que mon étude n'entrait dans aucun cadre, les autres que c'était un sujet trop difficile... »

Difficile car le récit clinique des opérations d'abattage touche un gigantesque paradoxe. Celui d'une société qui a des lois visant la cruauté envers animaux mais qui différencie les animaux domestiques et ceux dits de rente. C'est à dire de ferme ou plutôt d'élevages intensifs, « des animaux ne voyant la lumière du jour que lorsqu'ils sont menés à l'abattoir ».
 
Ce qui s'y passe est tabou dans une société qui a des lois pour limiter la souffrance animale lors de l'abattage ; mais bien trop peu de contrôles face aux intérêts financiers. Agressé lui-même sur un marché aux bestiaux, Jean-Luc Daub glisse que « dans la tête des gens, le lien n'est pas fait entre la viande qu'ils ont dans l'assiette et la souffrance dans les abattoirs ».

Des veaux suspendus par une chaîne autour de la patte

Au fil des pages, on suit l'auteur dans son tour de France éprouvant. Fait à titre bénévole, peut-être parce que « J'avais été mis en internat pour mes études et au retour, toutes les bêtes que j'avais à la maison avaient été tuées ou dispersées... »

Parfois Jean-Luc Daub a vu des abattoirs fonctionnant conformément à la législation. Les animaux n'y étaient pas chosifiés, privés de tout de longues heures durant ; le personnel était formé, compétent et l'étourdissement des bêtes avant leur mise à mort, bien fait, avec du matériel (le pistolet Matador qui perfore la boite crânienne jusqu'au cerveau) correct.
 
Mais souvent, il a vu des coches (des truies de réforme, pauvres bêtes ayant procréé des centaines de porcelets dans des conditions misérables), jetées des camions, trop usées pour marcher et tirées par un treuil, laissées agonisantes sur un quai. Ou des veaux suspendus en toute conscience par une chaîne autour de la patte avant d'être égorgés, un procédé interdit. Des lapins entassés et étouffés dans des chariots. Des chevaux ayant fait l'Europe en camions, attendant la mort devant des abreuvoirs vides.
 
Que disent les gastronomes de ces chairs stressées par l'angoisse ? Après la lecture de ce témoignage, on saura que jamais aucune société n'a exprimé tant d'inhumanité vis à vis de la vie animale. « Il ne suffit pas d'être hanté, il faut réagir », interpelle Élisabeth de Fontenay « Il est temps d'intervenir de façon politique, sans référence aux partis traditionnels qui ont peu souci, y compris le parti écologiste, de ce genre d'exactions. Il faut condamner publiquement la cruauté de ces pratiques et l'indifférence qu'elles suscitent »

Marie Brassart Goerg, in Les Dernières Nouvelles d'Alsace, jeudi 13 août

Ces bêtes qu’on abat », journal d’un enquêteur dans les abattoirs français (1993-2008), chez l’Harmattan,250 pages, 23,50

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E
c'est dans mon telestar que j'ai decouvert votre refuge.vraiment je suis admirative et émue de savoir combien vous apporté de soin et surtout d'amour a ces pauvres bètes.j'aurai aimée faire partie de votre assoss!mais malheureusement je suis loin!j'adore les animaux (2chiens 1cochon d'inde 2poissons rouge)si je pouvait j'en aurais +mais mes moyens ne le permette pas,malgré cela ils passeront toujours avant moi!!!je doitvous dire aussi que je ne mange plus de viande et cela ne me manques pas.bravo a vous.ANIMOCALEMENT
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J
J'ai lu l'ouvrage en question : insoutenable par moment... A faire découvrir pourtant absolument !
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